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Foire aux questions-réponses

Last update on 16 August 2009

Qu’est- ce qu’une trame verte ?

La trame verte est un outil d’aménagement du territoire, constitué de grands ensembles naturels et de corridors les reliant ou servant d’espaces tampons. La trame verte est un projet de maillage vert qui met en connexion des chemins, des haies ou des canaux sous forme de corridors qui permettent les flux d’espèces animales et végétales.

Comment réalise-t-on une trame verte?

L’état et la qualité de la Trame se mesurent dans la qualité et la quantité des habitats naturels et des connexions biologiques entre ces habitats. Les habitats sont en quelque sorte les nœuds du maillage, et ils jouent le rôle de réservoir de gènes, d’espèces, de communautés pour la biodiversité. Les constituants de la trame verte sont souvent de fait des continuums biologiques ou physiques, en continu ou semi continu, permanents ou non, différents selon les espèces ou groupes d’espèces, ou immatériels. Les collectivités territoriales sont les acteurs de la planification et de la gestion de ces trames vertes, avec l’aide de l’orientation stratégique de l’Etat. À quels besoins des habitants peuvent répondre les trames vertes ?

La trame verte est mise aussi en place pour améliorer l’environnement et le cadre de vie des habitants. L’un des objectifs visés est de faire en sorte que chaque habitant puisse accéder facilement et rapidement à la trame verte. De plus, elle peut procurer des lieux de détente et influence sur le choix modal des habitants, pour notamment l’utilisation des circulations douces. Les corridors sont donc support d’aménités et permettent le développement d’espaces de nature grâce à des aménagements d’ouverture au public adaptés en fonction du diagnostic initial et des capacités d’accueil du milieu.

Quels processus de gouvernance territoriale sont à mettre en place dans l’exécution des trames vertes ?

Les mécanismes de gouvernance territoriale de cette trame verte associent les acteurs privés et publics (notamment les collectivités territoriales et les riverains). La mise en réseaux effective des éléments naturels implique une mise en réseau des acteurs locaux ainsi qu’un consensus dans le cadre de l’aménagement du territoire qui déterminent des caractéristiques inhérentes aux réseaux écologiques : les associations s’emploient à créer ou entretenir ces maillages, et elles sensibilisent les habitants à cette nécessité vitale.

Où y-a-t-il des trames vertes en France ?

La région Nord-Pas de Calais a expérimenté depuis 1996, la trame verte et bleue, sous la forme de « Contrats de Corridors Biologiques », qui ont préparé et précédé une politique régionale plus ambitieuse de la Trame verte et bleue, scientifiquement étayée, avec pour objet de co-construire un réseau écologique avec les acteurs locaux, et avec les voisins belges et anglais, pour une remaillage écologique cohérent et pertinent du territoire. A plus grande échelle, c’est l’application locale du réseau écologique paneuropéen qui est en jeu. Fin mars 2007, une séance plénière du conseil régional a validé ce projet, après une séance de travail partagée avec le CESR. La région Alsace et le département de l’Isère sont également pionniers. Les parcs naturels régionaux y travaillent beaucoup depuis les années 2000.

Qui sont les initiateurs des trames vertes en France ?

Les Communes, groupements de communes, associations et exploitants agricoles (contrats trame verte et biodiversité) sont les initiateurs des trames vertes. Existe-t-il des textes réglementaires sur les trames vertes urbaines ?

Le COMOP trame verte et bleue, comité opérationnel chargé de concrétiser les engagements des réunions du Grenelle concernant la trame verte et bleue, a écrit des premiers documents sur les orientations nationales pour la préservation et la restauration des continuités écologiques, en appui à la mise en œuvre de la trame verte et bleue en France : Référence à l’article 45 du projet de loi portant engagement national pour l’environnement - article L. 371-2 nouveau du code de l’environnement, 4ème alinéa.

Qui sont les scientifiques qui travaillent sur ce sujet ?

Les trames vertes sont étudiées par des écologues du paysage, des biologistes, des sociologues, des économistes, des géographes… qui mettent à profit leurs compétences dans une démarche interdisciplinaire.

Quelles sont les entrées scientifiques concernant la trame verte ?

La conception et le suivi du maillage écologique, local ou régional, s’appuient sur plusieurs travaux scientifiques:

  • analyse écologique des Espaces à Caractère de Nature : identification de la faune et de la flore, remarquable ou ordinaire par des inventaires, identification des connectivités géographiques et analyses des comportements de dispersion de la faune.
  • analyse sociologique des usages de ces espaces et des représentations sociales qui leur sont liées : enquêtes sociologiques (entretiens, questionnaires, enquêtes par double regard…).
  • approche ethnobotanique et anthropogéographique d’étude des contributions des citadins à la qualité des milieux de vie
  • analyse géographique de construction d’un SIG.
  • analyse économique en relation avec la préservation de la biodiversité.

Pourquoi réalise-t-on une trame verte ?

La trame verte crée et/ou restaure un maillage d’espaces naturels dans un objectif écologique de préservation de la biodiversité, en favorisant l’auto-entretien, par le maintien des conditions minimales de vie et de circulation nécessaires à la survie des espèces. La création d’une Trame verte vise théoriquement une « plus-value » pour l’écosystème et la Biodiversité, globalement, et donc en faveur da la faune et de la flore.

Qu’est-ce qui n’est pas une trame verte ?

Tous les habitats anormalement écologiquement fragmentés et tous milieux qui rendraient difficile voire impossible la dissémination de la faune et de la flore sauvages ne sont pas des trames vertes.

  • La trame verte n’est pas de l’aménagement paysager au sens courant du terme, même si elle « produit » du paysage et des aménités,
  • L’objectif recherché n’est pas prioritairement esthétique, ni économique, mais bien patrimonial,
  • La trame verte n’est pas systématiquement végétalisée : mer, eau, sable, falaises, galets, cavernes, en sont des éléments.
  • Sa structure n’est pas figée : il s’agit d’une mosaïque vivante assemblant différents stades de développement de différents habitats, évoluant dans le temps et l’espace.

A quelles échelles, les trames vertes s’apprécient-elles ?

La trame verte s’apprécie à toutes les échelles spatiales. Exemple : à l’échelle des grands couloirs de migration pour les oiseaux, à l’échelle paysagère (pour les mammifères terrestres), ou à l’échelle plus locale (la berge d’une rivière, un fossé).

Elle s’apprécie aussi à l’échelle du temps, certains corridors ne remplissant leur fonction qu’à certaines époques de l’année (ex : corridors de migration pour les amphibiens, poissons migrateurs), ou lors de migrations imposées par des aléas climatiques.

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