Réponses aux objectifs
1. Cibler sur certains services écosystémiques comme les services culturels (bien-être habitant et amélioration du cadre de vie, réduction des inégalités sociales) et de régulation (fonctionnement de la biodiversité urbaine, rôle sur les pollutions atmosphériques et la climatologie locale).
2. Travailler aux différentes échelles spatiales qui permettent de compléter la gamme des mécanismes en jeu et d’être pertinent tant dans les fonctionnements écologiques et sociologiques que dans les productions de référentiels. Nous avons retenu a priori le « local » (le pied d’arbre, le jardin…), le « paysage » tel que l’appréhende l’écologue du paysage (le quartier, le secteur) et le « global » (la ville, l’agglomération). Nous avons décidé de mener des recherches à la fois au sein d’une mégapole, Paris, et de métropoles régionales françaises.
3. Développer un travail pluridisciplinaire sur des unités de lieu ou d’objet qui permettent ce croisement disciplinaire. 10 laboratoires sont impliqués : 5 en sciences humaines et sociales (géographie humaine et physique, sociologie, ethnologie, urbanisme) et 5 en sciences de la vie (écologie des communautés, biologie des populations, écologie du paysage) mais participent aussi des plateformes techniques et d’ingénierie (dont 1 comme partenaire) et des collectivités (8 concernées dont 3 directement impliquées dans la démarche d’analyse). Nous avons complété les collaborations par des partenariats scientifiques supplémentaires (notamment prestation d’économistes et de politologues).
4. Découper le projet en quatre grandes phases de travail. L’idée est d’abord de coupler une production de connaissances et une validation de l’intérêt des trames vertes urbaines (Phase A « Etat de l’art et synthèse des connaissances sur les trames vertes urbaines » et Phase B « Evaluation et validation de certains services écosystémiques des trames vertes urbaines ») puis d’analyser les mises en oeuvre de l’usage des connaissances dans les stratégies de politiques publiques qui peuvent amener à décider de la réalisation (ou du maintien) de certains corridors verts dans un projet d’urbanisme (Phase C « Evaluation des besoins et contraintes des collectivités territoriales pour une intégration des trames vertes dans les projets d’urbanisme ») et enfin de produire des référentiels ajustables aux différents contextes (Phase D « Elaboration de référentiels d’intérêt et de mise en œuvre de trames vertes urbaines »).
Retombées scientifiques, technologiques, économiques et environnementales
1. Comprendre les formations des communautés animales et végétales, leur mobilité et leur sensibilité au contexte urbain
2.Définir les ambiances, les perceptions, les pratiques et les attentes des citadins
3. Valider les effets des infrastructures vertes linéaires à l’atténuation des pollutions et des élévations de température
4. Comprendre les enjeux sociopolitiques concourant à l’élaboration d’un projet de trame verte à différentes échelles du territoire urbain.
5. Fournir des éléments de réponse sur l’intérêt de ces réseaux de verdure pour atténuer les inégalités sociales et construire de nouvelles formes urbaines
6.Fournir des références biotechniques et sociologiques pour la prise de décision publique
7. Construire un réseau national interdisciplinaire de recherche autour du projet d’environnement urbain (GIS, ZA...).
Un référentiel à 3 niveaux
1. au niveau local, c’est-à-dire du citadin, de la parcelle et de l’îlot i) Sur le plan d’une biodiversité que l’on peut mesurer et dont on peut discuter la qualité ; ii) Sur le plan du bien-être du citadin que l’on peut évaluer et chercher à comprendre, en termes de sensations, de ressenti, de pratiques sociales (du jardinage à la promenade de détente) et de représentations de la ville (vers une nouvelle urbanité écologique ?) ;
2. au niveau du « paysage » tel que l’appréhende l’écologue, c’est à dire du secteur, du quartier, i) Sur le plan d’une biodiversité sur laquelle la connectivité des espaces a un impact ii) Sur le plan d’une gestion collective de la nature : la mise en œuvre d’espaces verts, lieux importants pour la redéfinition d’un contact à la nature, qui constituent des territoires d’apprentissage de gestion de la nature pour des communautés mêlant citadins, populations animales et végétales ;
3. au niveau global, à l’échelle de la ville, on qualifiera les liens entre structure spatiale et processus écologique i) Sur le plan d’une réduction de l’empreinte écologique urbaine par la réduction des effets de la pollution et par le maintien de la biodiversité ii) Sur le plan des inégalités environnementale et sociale : inégalités d’accès à la ressource que constitue ces espaces verts (accès et usages) ; inégalités quant aux décisions permettant d’agir sur sa transformation (par exemple, par la mise en œuvre de plantations ou de jardins).



